Quels sont les frais à surveiller ?
Le coût d’un PER peut varier sensiblement d’un contrat à l’autre, et plusieurs catégories de frais méritent votre attention avant de souscrire.
Les frais d’entrée (ou frais de versement) sont prélevés à chaque versement et viennent directement réduire le montant investi. Ils sont de plus en plus souvent négociés, voire supprimés sur les contrats les plus compétitifs, notamment ceux distribués en ligne.
Les frais de gestion s’appliquent chaque année sur l’encours du contrat, qu’il s’agisse du fonds en euros ou des unités de compte. À ces frais de gestion du plan peuvent s’ajouter des frais propres aux supports sélectionnés (fonds, SCPI, ETF), qui viennent grever la performance nette indépendamment de l’enveloppe elle-même.
Si vous optez pour la gestion pilotée, sachez que des frais d’arbitrage peuvent s’appliquer à chaque changement d’allocation, notamment lors du rééquilibrage automatique de l’épargne à l’approche de la retraite.
Enfin, les frais de transfert doivent être anticipés : ils s’élèvent à 1 % maximum des droits acquis si le PER a moins de 5 ans, et disparaissent totalement au-delà de 5 ans ou lors d’une sortie à échéance de la retraite. Pour les transferts d’anciens contrats (PERP, Madelin, article 83) vers un PER, ce plafond est désormais de 1 % si le contrat a moins de 10 ans, et nul au-delà.
Depuis 2022, les établissements ont l’obligation d’afficher l’ensemble de ces frais, sous forme de tableau standardisé, sur leur site internet, ce qui facilite grandement la comparaison entre offres.

